El Teatro Libre de Bogotá en París

El Teatro Libre de Bogotá en París

Por Efer Arocha

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El Teatro Libre de Bogotá ha hecho dos presentaciones; antes de ayer y ayer, en el Théâtre Clavel, 3 rue Clavel, 75019 Paris, Métro Pyrénées; para los asistentes con lleno total, ha sido una sorpresa la calidad depurada en el manejo del tema, basado en un cuento de la picaresca colombiana, escrito por García Márquez, En este pueblo na hay ladrones. El director Ricardo Camacho, con el tacto propio de un Sófocles, ha explotado de manera aguda lo que es la sociabilidad y los imaginarios del municipio colombiano que contienen una veta de abundancia increíble para explotarse en los planos del arte y la cultura. El escenario de exquisita atmósfera hace vivir mediante la representación el bullir de la vida, conocida en los medios intelectuales y literarios como Macondo, ese Macondo cada vez más se populariza, a tal grado que hoy se funde con ingredientes estables y perennes de la colombianidad. Sin embargo, los contenidos parten de lo local para ascender a la universalización; esto lo logra haciendo uso con diferentes recursos. Uno de los más visibles es la utilización de las técnicas modernas como es el cine, de donde brota lo polisémico de las películas mexicanas. A lo largo de la actuación, el asistente perspicaz, descubre la presencia de Juan Rulfo en una simbiosis con Buñuel. En el plano de la actuación se destaca Dámaso, personaje principal quien es el ladrón; brillando en compás está la actuación de su compañera en estado de embarazo; cabe mencionar también al alcalde; pero en estos cortos apuntes no me autorizo a avanzar otros contenidos de significación estética porque ellos pertenecen al juicio del espectador. En una tierra como es Francia no hay duda que en las dos obras presentadas en la temporada: En este pueblo no hay ladrones, y Ascuas y Azufre, comedia jurídica de Juan Diego Arias es una bella oportunidad para descubrir un rico matiz del Teatro Moderno Colombiano y Latinoamericano. De la misma manera para nuestros connacionales y latinoamericanos, es un reencuentro para revivir nuestros más caros valores de la sensibilidad coterránea.

La escenografía ha sido preparada exclusivamente para la temporada en París. También se hace uso de las últimas técnicas de subtítulos y otros elementos para el espectador francés que le permita un mayor entendimiento temático cabal del espectáculo.

Conforman la tropa los actores a continuación:

Actores participantes: Jeyner Gómez, Luisa García y Diego Barragán.
Adaptación: Juan Diego Arias y Adriana Marín.
Dirección Ricardo Camacho y Miguel Diago
En razón de esto; debemos todos ir a pasar un momento distinto y feliz en el seno del espectáculo parisino.

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Reproducimos a continuación una entrevista del Magazine bilingüe español-français, el Café Latino, gentilmente cedida por su editor, Román Eduardo Gómez, hecha al director de teatro Ricardo Camacho.
Versión francesa:

Le Teatro Libre de Bogota arrive à Paris

Dans le cadre de l’Année France Colombie 2017
Du 28 septembre au 15 octobre au Théâtre Clavel à Paris 19ème
Interview avec Ricardo Camacho, directeur du Teatro Libre

Qu’est-ce que le théâtre ?

Ricardo: Il y a des milliers de définitions du Théâtre. Le Théâtre est une vraie rencontre, dans toute sa complexité. C’est une rencontre humaine, sensible, une réelle rencontre entre la scène et le public.

Le Nouveau Théâtre Colombien est né d’un engagement politique et social fort. Comment a évolué cette vision politique du Théâtre lors de ces dernières 40 années ?

Ricardo: Je pense que le monde a changé. Le Théâtre moderne des années 60 et 70 était lié à la transformation révolutionnaire de la société. La chute du mur de Berlin en 1989 et la chute de l’Union Soviétique en 1991 ont amené le Théâtre à repenser ses thèmes et à évoluer .De là, est arrivé le boom du théâtre commercial, un théâtre complètement banal, superficiel, qui cherche uniquement à divertir le public. Le Nouveau Théâtre a du se réinventer, être polémique, critique et se baser sur la qualité de ses acteurs et sa mise en scène. Faire un Théâtre complaisant qui ne cherche qu’à satisfaire le public ne nous intéresse pas.

Comment est né le Teatro Libre ?

Ricardo: Nous avons débuté au sein du théâtre universitaire dans les années 60 et 70 sans professeurs, sans formation, par pure folie. A la fin de nos études, nous avons décidé avec un groupe d’amis de former le Teatro Libre. A l’époque, il n’y avait pas d’école de Théâtre, notre apprentissage s’est fait sur le tas, en jouant. C’est comme cela qu’est né le Teatro Libre (Théâtre Libre).

Il n’y a pas de tradition théâtrale en Colombie ?

Ricardo: Bien sûr que non. La région andine n’a pas connu d’immigration européenne apportant le Théâtre comme en Uruguay, Brésil ou Argentine. Ici, le théâtre est arrivé plus tard, dans les années 50. Par conséquent, avoir une tradition théâtrale est très compliquée car cet Art s’est développé très récemment dans notre pays.

Avez-vous aujourd’hui une culture du Théâtre ?

Ricardo: Oui, désormais il y a toute une génération de jeunes qui adore le Théâtre. Notre public est en grande partie constitué de jeunes. Le Teatro Libre travaille un répertoire national et international. Nous avons un large éventail d’œuvres incluant Eschyle, Shakespeare, Brecht, Molière ou encore García Márquez. Pour nous, tout est politique mais pas ouvertement politique. Les idéologies, les circonstances évoluent dans notre pays et nous ne pouvons être obsolètes. Nous parlons des conflits internes, de vie intérieure.

Quel accord avez-vous avec l’Université Centrale de Bogota ?

Ricardo: En 1988, nous avons fondé l’école d’Art Dramatique avec l’Université Centrale. Cette collaboration est très avantageuse des deux côtés. L’université s’occupe de la partie financière et nous nous occupons du Théâtre. Pour l’université, cet accord été très positif étant donné qu’elle n’avait pas de département culturel. Aujourd’hui, elle a un département de musique, de cinéma et de création littéraire. Nous faisons participer les élèves de l’école d’Art Dramatique au travail du groupe professionnel du Théâtre Libre. Le Théâtre est pratique et il est important pour les acteurs de pouvoir rapidement travailler avec nous sur la scène.

Quel est votre rapport à la Télévision ?

Ricardo: La télévision colombienne est purement commerciale. Avant, elle proposait des tranches horaires non commerciales où était diffusé du télé-théâtre mais cela n’existe plus. Le commercial a tout détruit. Les acteurs de télévision sont naturels, sans formation théâtrale, ils ne font que se représenter eux-mêmes. Ceux qui viennent du Théâtre sont minoritaires et ils ont rarement les rôles principaux. La télévision cherche avant tout un physique pour vendre.

Le prix que vous venez de recevoir, Vie et Œuvre du Ministère de la Culture, est une reconnaissance importante pour vous ?

Ricardo: C’est une reconnaissance importante et tout d’abord une reconnaissance envers les acteurs et tous ceux qui travaillent pour le Teatro Libre.

Parlez-nous des deux œuvres qui seront présentées à Paris, Ascuas y Azufre et En este pueblo no hay ladrones ?

Ricardo: Ascuas y Azufre  est la première œuvre écrite par notre jeune dramaturge et auteur du Teatro Libre, Juan Diego Arias, c’est une « comédie juridique ». Le conflit repose sur deux avocats bloqués dans un jeu théâtral très drôle. La pièce dénonce toute la corruption au sein du fonctionnement de la justice avec un humour fascinant.

Ricardo: La pièce En este pueblo no hay ladrones est une adaptation du conte de Gabriel García Márquez présent dans le livre Los funerales de la mamá grande. Elle fut proposée par les acteurs qui jouent la pièce. C’est une adaptation libre où est présent le monde « macondien » (référence au village imaginaire décrit par García Márquez dans son œuvre. « Macondien » est synonyme d’absurde.). L’histoire se déroule dans un petit village tropical. La salle de billard est l’unique distraction du village et un jeune de 20 ans, voleur inexpérimenté, vole les boules de billard privant le petit village de son unique divertissement.
Combien d’acteurs viennent à Paris ?

Ricardo: Nous sommes 7, le socle indispensable.

Pourquoi avez-vous choisi ces deux œuvres ?

Ricardo: Ce sont deux œuvres représentatives du Théâtre qui se joue actuellement en Colombie. Les deux œ
uvres seront surtitrées en français. Il est important que le public français puisse partager avec nous cette rencontre théâtrale.

Qui s’est occupé de la traduction pour les sous-titres ?

Ricardo: Carlos Mejía, un ami très proche et d’une grande sensibilité artistique. Il aime le Théâtre et vit en France depuis de nombreuses années.

Quel est le futur du Teatro Libre ?

Ricardo: Un esprit de résistance et de passion nous anime. Nous n’avons jamais cherché à vivre du Théâtre. Plusieurs d’entre nous ont d’autres sources de revenus car le Théâtre ne permet pas de vivre. Par contre, il procure de la joie avec le public qui a envie d’être surpris et de s’enrichir intérieurement. Cette rencontre est ce qui nous anime. La communion du Théâtre avec les acteurs et le public est une expérience unique irremplaçable. Rien ne peut la remplacer, ni le cinéma, ni la télévision, ni les vidéos, rien. C’est ça le Théâtre.

Parlez-nous un peu du Théâtre et de la paix en Colombie ?

Ricardo: La paix en Colombie est irréversible même face à l’opposition et aux constantes attaques des partis les plus à droite du pays. Il est important que ce processus de paix est lieu de façon démocratique et non avec le langage des armes. Le Théâtre pose un regard profond sur les faits et prend une certaine distance avec eux, principe-même de l’Art, pour proposer ensuite une création théâtrale.

Pouvez-vous nous raconter une anecdote qui vous a marqué lors de ces 47 années de vie théâtrale ?

Ricardo: Cela fait plus de 10 ans que l’on présente quatre œuvres de Dostoïevski. Trois œuvres sont régulièrement jouées car le public les redemande. C’est un travail colossal, comme disait Borges : « l’œuvre de Dostoïevski est comme la mer et l’amour, insaisissable ». Pouvoir porter au théâtre Crime et Châtiment, Les Frères Karamazov, L’Idiot ou Les Démon ça été une expérience incroyable.

Nous, le Teatro Libre, attendons avec impatience et espérance notre venue au Théâtre Clavel. Nous invitions tous les parisiens à venir partager avec nous cette rencontre sensible qu’est la représentation théâtrale.

Remerciements fraternel.
Ricardo Camacho, directeur du Teatro Libre

Information et réservation : 0665730565.

Traduction : Camila Cadavid Mancera

Versión en española:

El Teatro Libre de Bogotá llega a Paris

En el año Francia Colombia 2017

Del 28 de septiembre al 15 de octubre, en el teatro Clavel de Paris.

Entrevista a su director, Ricardo Camacho.

¿Qué es el Teatro?

Ricardo: Hay miles de definiciones sobre el Teatro. Para mí el Teatro es un verdadero encuentro en toda la complejidad de la palabra. Es un encuentro humano, sensible, un encuentro real entre el escenario y el público.

El Nuevo Teatro colombiano se creó con una ideología política y social fuerte. ¿Cómo ha evolucionado esta visión política del Teatro en estos últimos 40 años?

Ricardo: Yo creo que el mundo ha cambiado. El Teatro moderno dela década del 60 y del70 estuvo ligado a la transformación revolucionaria de la sociedad. La caída del muro de Berlín en el 89y la caída de la Unión Soviética en el 91 hicieron que el teatro ya no podía seguir con los mismos temas. De allí, llego la avalancha del teatro comercial. Es un teatro completamente banal, superficial que solo busca la diversión. El Nuevo Teatro o teatro serio tuvo que reinventarse, ser un teatro polémico y crítico basándose en la calidad de sus actores y de sus puestas en escena. Para nosotros, como Teatro Libre, hacer un teatro complaciente que solo busca divertir al público no nos interesa.

¿Cómo nació el Teatro Libre?

Ricardo: Nosotros comenzamos en el teatro universitario en los años 60 y 70 sin maestros, sin formación, por pura fiebre. Cuando terminamos la universidad decidimos con un grupo de amigos formar el Teatro Libre. En la época no había escuelas, nuestro aprendizaje fue en las tablas, en la práctica directa. Así nace el Teatro Libre.

¿No ha habido una tradición teatral en Colombia?

Ricardo: Claro que no. En la región andina no hubo una inmigración Europea que haya llevado el Teatro como en Uruguay, Brasil, Argentina. A nosotros nos llegó el Teatro tardíamente, en los años 50. Para nosotros tener una tradición teatral es muy complejo, es algo muy reciente.

¿Pero hay una cultura del Teatro hoy en día?¿Qué convenio tienen con la Universidad Central?

Ricardo: En los años 88 se fundó la escuela de Arte Dramático en compañía de la Universidad Central, un convenio muy positivo para ambas partes. Ellos hacen la parte financiera y nosotros tenemos la parte específica del Teatro. Para la universidad fue muy positivo pues no tenían nada cultural y ahora tienen también un departamento de música, cine y creación literaria. Nosotros hacemos participar a los actores de la escuela en nuestro grupo profesional, pues el teatro es práctica y para los actores es algo muy importante desde un comienzo trabajar con nosotros, en las tablas.

¿Cuál es su relación con la Televisión? ¿El premio que acaba de recibir, Vida y Obra del Ministerio de la cultura, es un reconocimiento importante?Cuéntanos sobre las dos obras que van a presentar en Paris, “Ascuas y Azufre” y “En este pueblo no hay ladrones”.

Ricardo: “Ascuas y Azufre” es la primera obra escrita por Juan Diego Arias, nuestro joven dramaturgo y autor del Teatro Libre. Es una comedia jurídica como él la nombra. Es un conflicto donde dos abogados se encuentran en un juego teatral muy divertido, donde se denuncia todo ese mundo corrupto del funcionamiento de la justicia. La obra se desarrolla en medio de un humor fascinante.
“En este pueblo no hay ladrones” es una adaptación del cuento de Gabriel García Márquez que aparece en el libro «Los funerales de la mamá grande” y fue propuesto por los dos actores que la actúan. Una adaptación libre donde el mundo macondiano está presente. La historia pasa en un pequeño pueblo tropical. La sala de billar es el único entretenimiento para el pueblo y un joven de 20 años ladrón inexperto se lleva las bolas, privando al pequeño pueblo de su único entretenimiento.

¿Cuantos actores vienen a París?

Ricardo: Somos 7 actores, la base indispensable.

¿Porque fueron escogidas estas dos obras?

Ricardo: Pienso que son dos obras teatrales representativas del teatro actual en Colombia. Las dos obras serán subtituladas al francés, pues es un punto importante para nosotros, que vengan todos los franceses a compartir con nosotros este encuentro teatral.

¿Quién ha hecho la traducción para los subtítulos?

Ricardo: Es Carlos Mejía un amigo muy cercano y de una gran sensibilidad artística; amante del Teatro y que vive en Francia desde hace muchos años.

¿Cuál es el futuro del Teatro Libre?

Ricardo: A nosotros nos sostiene un espíritu de resistencia, pasión, la diversión que nos produce hacer Teatro. Nunca hemos pensado vivir del Teatro. Muchos de nosotros tenemos otros ingresos porque el Teatro no da para vivir. Pero es la alegría del encuentro con un público que está animado por descubrir algo nuevo, de sorprenderse y enriquecerse interiormente. Ese encuentro es lo que nos sostiene. La comunión del Teatro, actores y público es una experiencia única irremplazable, eso no te lo remplaza ni el cine, ni la televisión ni los videos, ni nada, eso es el Teatro.

¿Háblanos un poquito sobre el Teatro y la paz en Colombia?

Ricardo: La paz en Colombia es algo irreversible, mismo frente a la oposición y al constante torpedeo de las partes más derechista del país. Para nosotros es algo importante que este proceso se haga de una manera democrática y no con el lenguaje de las armas. Pienso que el Teatro mira el trasfondo de los acontecimientos y toma cierta distancia, que es el principio del Arte, para luego proponer artísticamente una creación teatral.

¿Cuéntanos alguna anécdota que te haya marcado en estos 47 años de vida teatral?

Ricardo: De lo reciente, te puedo decir que duramos más de diez años trabajando cuatro obras de Dostoïevski. En la actualidad hay tres que están siempre vigentes porque el público las está pidiendo. Este trabajo ha sido descomunal. Como decía Borges, la obra de Dostoïevski es como el mar y el amor, insondable. Poder llevar al Teatro “Crimen y Castigo”, “Los hermanos Karamazov”, “El Idiota” y “Los Demonios” ha sido una experiencia enorme.

Nosotros, el Teatro Libre, tenemos una inmensa expectativa para trabajar en el Teatro Clavel. Por eso, invitamos a todos los parisinos para que vengan a compartir con nosotros este encuentro sensible que es una representación teatral.
Un abrazo fraternal.

Ricardo Camacho, director del Teatro Libre.
Información y reservación 0665730565.

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